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Sprintez vite une qualité innée ? On entend souvent les coureurs se définir comme de bon sprinteur ou à l'inverse incapable de gagner un sprint. Mais s'agit il d'une lacune contre laquelle on ne peut rien ? Nous savons que les sportifs dont la proportion de fibres rapides est importante sont prédisposés pour développer une grande puissance sur des efforts court, donc de faire de bons sprints. Partant de là, on pourrait considérer que le sprint est une qualité dont on dispose ou pas. Il faut être prudent avec ce genre d'affirmation. Si chez les sportifs de très haut niveaux les facteurs d'ordre génétiques comme le type de fibres musculaires peut jouer un rôle majeur, il n'en est rien chez des sportifs qui n'ont pas attend leur limite. En effet, des études chez des sportifs jeunes démontrent que la quantité de fibre rapide n'est pas un facteur limitant en sprint. Le sprint demande de nombreuses qualités pour pouvoir libérer toute la puissance dont dispose le sportif :
L'efficacité technique et l'état psychique sont deux aspects difficilement mesurables, mais ils sont réellement impliqués dans la performance du sprint. Un sprint en cyclisme nécessite une bonne coordination des muscles du dos, des bras et du pédalage pour pouvoir transmettre toute l'énergie mécanique sur les pédales. Les cyclistes parviennent avec plus ou moins d'efficacité à coordonner toute cette énergie. Quant à l'état psychique il est tout aussi important. Le cerveau dispose d'une barrière virtuelle qu'il peut faire sauter pour produire de l'énergie. Lorsqu'on se trouve en danger de mort la puissance des muscles augmente à un niveau que l'on ne pourrait atteindre par la simple volonté, Le danger permet de faire sauter ce verrou. Or ce verrou virtuel peut varier selon l'état de motivation, l'enjeu, le contexte environnementale, l'envie... "bref pour préparer un sprint il faut de la hargne il faut que les poils s'hérissent sur tous le corps". Celui qui se prépare mentalement à jeter toutes ses forces dans le sprint aura plus de chance d'en sortir vainqueur. Pour conclure : Il est étonnant de voir comme les cyclistes qui se disent mauvais au sprint ne s'entraîne pas du tout dans ce registre. "Le sprint doit faire partie de l'entraînement." Un cycliste qui n'est pas très brillant au sprint, c'est possible, il réussira malgré tout quelques sprints car il s'en donne la peine, "mais un cycliste qui ne réussit jamais un sprint, c'est qu'il n'y croit pas où qu'il y met de la mauvaise volonté". Un coureur qui arrive 10 fois au sprint pour la gagne et qui ne gagne pas doit remettre en question sa préparation de sprinteur. S'il en gagne 1 ou 2 c'est qu'il n'est pas si mauvais que cela au sprint. S'il les gagne tous, il est vraiment très fort au sprint, ou il court en dessous de son niveau.
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