L'enfant un champion de l'apprentissage ?  

L'enfant est naturellement plus dynamique que l'adulte, il joue beaucoup, il  aime tenter des acrobaties, essayer de nouvelles activités... Il arrive parfois que les adultes soient excédé par cette dépense d'énergie dont font preuve les enfants. Cette activité physique spontanée est indispensable au développement pshyco-moteur des enfants.

 

Des cellules qui se connectent

L'enfant nous apparaît souvent maladroit, il a du mal à réaliser le geste qu'on lui demande, à anticiper... par exemple pour les enfants réceptionner un ballon est parfois difficile, ils éprouvent toutes les peines du monde à anticiper la trajectoire du ballon et à prévoir le moment ou celui ci va entrer en contact avec les mains.

 

La réussite de ce petit exercice nécessite des facultés psychomotrices. Il faut que ce que le cerveau interprète correctement les informations que lui envoi les sens. Il faut également que le cerveau déclenchent le bon programme moteur pour que les mains de l'enfants attrape le ballon...

 

Le développement des facultés psychomotrices de l'enfant nécessite une grande quantité de stimulus, de tentatives. On parle alors de mise en place des connexions synaptiques au sein du système nerveux de l'enfant;

 

Pour résumer, à la naissance nous avons des milliards de cellules. Si elle ne sont pas stimulées elles sont programmées pour disparaître. Le fait de stimuler les cellules grâce a des activités physique, intellectuelles, auditive, visuelle... permet d'établir des connexion synaptique entre les cellules. Ces connexions inter cellulaires sont le gage d'un développement intellectuel et moteur, mais aussi de la survie des cellules qui vont ainsi permettre le développement psychomoteur.

 

C'est durant l'enfance et jusqu'à l'age adulte que s'établissent les connexions entre les cellules. De 0 à 12 ans les facultés d'apprentissage de l'enfants sont exceptionnelles, et il faut absolument ne pas rater cette phase. Empêcher un enfants de bouger revient à bloquer son développement psycho-moteurs. Il sera ensuite très difficile de rattraper le temps perdu. les adultes ont du mal à apprendre des gestes techniques. (apprendre à nager, à rouler seront d'autant plus difficile que l'on commence tard l'apprentissage)

Concrètement :

 

Les enfants des écoles de cyclismes doivent essayer toutes les disciplines, se familiariser avec toutes sorte de vélos, de terrains... Même les minimes et cadets ont besoins de faire de la pistes, du cyclo-cross, du VTT en plus des activités sur routes. Un bon apprentissage passe par des activités variés jusqu'au catégories juniors. les seniors peuvent toujours apprendre, mais les progrès seront moins flagrant et demanderont beaucoup plus de travail.

 

Il est étonnant de voir comme dans le cyclisme il y a des coureurs qui tombent rarement et d'autres qui invoquent si souvent la malchance d'une chute.

 

Je me souviens d'une phrase de Dominique Garde "Une année sur le tour de France je me suis retrouver en face d'un trottoir de 20 cm à plus de 50 à l'heure, j'ai franchie cela comme en cyclo-cross je ne suis pas tombé, et je suis repartie dans le peloton. Il y a des coureurs maladroits qui seraient tombé à ma place. Ils auraient invoqué la malchance, alors qu'il s'agit aussi d'un savoir faire spécifique au vélo. Être adroit et ne pas tomber c'est aussi une qualité en cyclisme.

 

Bref, n'oubliez pas de développer votre adresse sur le vélo. Ne voir que les aspects énergétiques dans la performance est cyclisme c'est oublier quelque chose d'essentiel. Cela commence dès l'enfance....