LA MOTIVATION EN CYCLISME / FACTEUR DE PERFORMANCE
La motivation est un facteur de performance. Même si un individu qui ne semble pas motivé, est quand même capable de réaliser une bonne performance, il n’aura
pas exploité tout son potentiel.
Il y a au moins deux façons de concevoir la motivation, soit on cherche l’accomplissement de sa
personne à travers le sport, ou soit on cherche à exister dans le sport par l’image qu’il donne de nous. Pour simplifier on dira que l’athlète trouve sa motivation à l’intérieur ou à l’extérieur de lui-même et parfois les deux en même temps.
Le sujet de notre débat réside dans les facteurs qui influencent la motivation et dans le choix d’une orientation motivationnelle favorable aux sportifs.
Le sportif qui se motive tout seul sera plus stable, mais n’aura pas forcément de meilleures performances, car il sera peut être
plus facilement satisfait et ne se fixera pas des objectifs de haut niveau. A l’inverse celui qui trouve sa motivation dans les médias, l’argent, la reconnaissance sociale… semble plus imprévisible, et
moins stable. Il ne faut pas oublier que les médias peuvent être des amis comme des ennemis, que l’argent est un peu le vice de la société. Il est également probable, que l’athlète qui est motivé par l’argent soit tenté par la tricherie, le
dopage… ou encore fortement influencé dans le choix des clubs et des compétitions auxquelles il va participer, ce qui ne correspond pas forcément aux meilleurs choix stratégiques. Cependant, il n’est pas impossible que celui qui cherche à
s’accomplir ne soit pas amener à tricher un jour ou l’autre, tant il éprouve l’envie d’atteindre un haut niveau de maîtrise.
Le premier facteur de démotivation est l’échec. Ce qui est surprenant, c’est que certains sportifs se sentent
en situation d’échec parce qu’ils ne font pas parti de l’élite, alors qu’ils ont quand même un bon niveau régional voir national. Ce genre de problème est courant quand le niveau d’aspiration de l’athlète est nettement plus élevé que ce
qu’il peut réellement atteindre. Ou alors quand le sujet se trouve dans une situation tellement favorable au sport de haut niveau (beaucoup de temps pour s’entraîner, club de haut niveau, chargé d’entraînement proche de l’élite…) qu’il est très
déçu quand il s’aperçoit qu’il n’est pas un champion. Il s’agit là d’une baisse de l’estime de soi. Il est alors important de faire comprendre aux sportifs que tout le monde ne peut pas être un champion. Ceci est valable aussi bien pour
le sportif confirmé, que pour les jeunes qui ne doivent pas être éduqués exclusivement dans l’esprit de faire du sport pour gagner et devenir des champions.
En conclusion, il vaut mieux que l’athlète soit capable de se motiver seul, et de trouver les ressources de sa
motivation en lui-même, tout en orientant sa perception du succès vers la maîtrise de la tâche en priorité. Sans pour autant, occulter la comparaison aux autres, car c’est l’essence même de la compétition.
De plus, il faudrait éduquer les jeunes sportifs en priorité dans un esprit de convivialité, de plaisir et de compétition. Si on s’aperçoit qu’un jeune se démarque par ses qualités
physiques qui peuvent faire de lui un athlète de bon niveau, on pourra alors envisager d’aborder le sport et la compétition sous un autre angle…
A l’issue de ce compte rendu nous n’avons pas totalement élucidé ce problème de motivation que peuvent rencontrer les
jeunes sportifs, et encore moins trouvé des remèdes. Bien que nous ayons chacun un point de vu sur ce problème et quelques principes, Une discussion avec un CTS est très intéressante dans la mesure ou nous
pouvons confronter le travail théorique des chercheurs aux principes de terrain d’une personne qui à 20 ans d’expérience dans le métier d’entraîneur et de conseillé technique régional.
A la suite de cette discussion nous avons pu dégager quelques principes et stratégies que
l’entraîneur doit utiliser.
En voici un résumé :
- S’il faut toujours essayer de relancer un sportif pour qu’il s’investisse sérieusement, c’est une perte de temps et il vaut mieux s’occuper d’autres sportifs qui n’ont peut être pas les mêmes qualités
physiques mais présente une forte motivation.
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Il faut bien faire comprendre aux sportifs que tous le monde ne peut pas devenir un champion. Mais on peut cependant atteindre un niveau honorable pendant un certain temps et trouver ainsi du plaisir dans sa pratique.
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Faire en sorte que les jeunes qui débutent et veulent s’investir ne soit pas obsédés par la victoire à tout prix au risque de grande désillusion après plusieurs échecs.
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Montrer que l’on s’occupe de tout le monde, que l’on s’investit et surtout il faut essayer d’innover dans les méthodes d’entraînements en proposant des stages, tests de capacité physique, entraînement
particulier, faisant intervenir des personnes extérieures aux structures du club (CTR, Kiné, Médecins, Sportif reconnu…).
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Il y a un problème courant en cyclisme où nous n’avons pas trouvé de solution. Il s’agit du problème de la maturation précoce des capacités physiques. Beaucoup de jeunes minimes, cadets son très performant,
mais au court des années la différence de performance diminue et parfois la tendance s’inverse. Ce qui contribue à diminuer considérablement l’estime de soi et par voie de conséquence la motivation.