L'énergie du cycliste
L'énergie :
Notre organisme dépense en permanence de l’énergie. Que ce soit pendant le sommeil, ou lors d’un effort cette dépense énergétique caractérise la vie. Au repos, l’énergie consommée est destinée au maintien de la température corporel, au fonctionnement des différents organes. On parle alors de métabolisme énergétique pour définir l’activité énergétique de notre corps.
L’énergie mise en œuvre au repos ou à l’effort provient de l’alimentation. Les aliments sont soit utilisés directement par le métabolisme énergétique, soit mis en réserve pour être utilisé ultérieurement par les muscles ou les organes. Par la suite notre organisme dispose de deux solutions pour utiliser son combustible énergétique. L’énergie chimique peut être métaboliser en énergie thermique et mécanique avec ou sans oxygène. Le fonctionnement sans oxygène implique systématiquement une dette d’oxygène qui est remboursé après l’effort. Elle se caractérise par un essoufflement post effort. Pour évaluer la consommation énergétique on peut donc se baser sur la mesure de l’oxygène consommer. On considère que la consommation d’un litre d’oxygène représente une dépense énergétique de 5 kilocalories (kcal) ou 21 kilojoules (kj). Le métabolisme humain peut transformer 4 substrats énergétique issus de l'alimentation en énergie : Les glucides 4kcal/g, les lipides 9 kcal/g, les protéines 4kcal/g et l'alcool 7kcal/g. Le véritable carburant du muscle : l'ATP (adénosine triphosphate) : Les mécanismes énergétiques qui permettent aux muscles de se contracter sont connus depuis longtemps. Pour le grand public, les sources d’énergie bien connues sont les glucides (sucre), les lipides (graisse) ou les protéines. Ainsi la resynthèse de cette molécule d'ATP s'effecue dans un premier temps par la créatine phosphates présentent en petite quantité dans le muscle. Puis c'est le glucose libérer par le foie et les réserves de glycogène muaculaire qui permette encore cette resynthèse de l'ATP. Lorsque les réserves en glucose ou que l'effort est de faible intensité l'ATP est renouvélé grace aux acides gras libres et parfois grace aux acides aminés ramifiés qui servent normalement à la synthèse des protéines La capacité énergétique (énergie dont on dispose vraiment) Le terme capacité est employé en biologie du sport pour définir la quantité d’énergie disponible dans l’organisme. Nous disposons de plusieurs sources de substrats énergétiques dont les capacités sont très différentes. Nous avons expliqué que la quantité d’ATP directement disponible aux muscles est très faible, et permet de courir quelques secondes au sprint. La créatine phosphate, autre substrat énergétique, ne permet pas non plus de poursuivre l’effort très longtemps, cette dernière se voit épuisée en quelques dizaines de secondes. Il nous reste donc le glycogène, les lipides et les acides aminés. En revanche le glycogène et les lipides sont des substrats énergétiques présent en grande quantité dans l’organisme. Ce sont donc les carburants du muscle les plus déterminants dans les sports d’endurance. En effet la quantité de glycogène stocké dans les muscles et le foie permet théoriquement de faire un effort de 1 à 2 heures à une intensité forte. Quant aux lipides ils sont présents en grande quantité, et représente une réserve énergétique qui permettrait théoriquement de courir pendant plusieurs jours. Nous disons bien en théorie, car en réalité nos muscles et notre organisme sont limités par d’autres facteurs plus complexes qui nous oblige à arrêter l’effort bien avant que nos réserves lipidiques soient épuisées. Nos réserves énergétiques en ATP et CP sont donc très faibles et peu déterminante de la capacité d’endurance, tandis que le glycogène et les lipides sont présents en grande quantité et permettent d’effectuer des efforts de très longue durée à une intensité modérée à forte. Les réserves en glycogène varient selon le degré d'entrainement, l'état de récupération et bien sur l'alimentation. Les réserves totales de l'organisme oscillent entre 300 et 600 g selon ces critères. Cela représente 1200 à 2400 kcal d'énergie disponible. Pour info, le marathon représente entre 2500 et 3000 kcal. Ces réserves de glycogène sont donc insuffisantes pour boucler un marathon. Les acides gras deviennent dès lors déterminants dans cette épreuve. Les réserves d'acides gras sont certes imporantes sur le corps humain, mais la faculté de les mobiliser pendant l'effort intense est plus délicate. les athlètes d'ultra endurance ont développés la capacité de stockage d'acide gras intra musculaire et donc directement disponible. Ce qui n'est pas le cas des graisses stockée sous la peau, sur le ventre, dans les hanches ou ailleurs. |