Français  English
 

Les filières énergétiques

  • Filière anaérobie alactique
  • Filière anaérobie lactique
  • Filière aérobie

Introduction :

Les muscles sont capables de produire de l’énergie mécanique et thermique grâce à la dégradation des différents substrats énergétiques que nous avons étudiés dans les pages précédentes. S’il existe plusieurs substrats énergétiques que le muscle peut utiliser, la façon d’utiliser ses différents substrat peut varier selon la présence ou non d’oxygène.


En physiologie de l’effort nous distinguons donc 3 filières énergétiques :


- anaérobie alactique
- anaérobie lactique
- aérobie

Chacune de ces filières permet de produire une quantité d’énergie plus ou moins importante à des puissances très variables.

1 : Filières anaérobie alactique :

Le mot anaérobie signifie que la contraction musculaire peut se produire sans oxygène. L’absence d’oxygène est un cas de figure très courant en sport. Par exemple en début d’effort, il faut un certains temps pour que l’oxygène inspiré se déplace des poumons jusqu’aux muscles. Ou encore lorsque l’effort est court et très violent, nos muscles sont capables de fonctionner à une intensité bien supérieure à ce qu’il serait possible avec de l’oxygène.


Le mot alactique signifie que le fonctionnement de cette filière énergétique ne s’accompagne pas d’une production d’acide lactique, et donc que le glycogène n’intervient pas dans cette filière énergétique. En effet, nous venons de voir que seule la dégradation du glycogène peut s’accompagner d’une production d’acide lactique.


La filière Anaérobie Alactique permet donc de produire de l’énergie sans oxygène en utilisant l’ATP et la CP comme carburant.

2 : La filière anaérobie lactique :

C’est la même chose pour cette filière, elle peut fonctionner en absence d’oxygène. Toutefois, elle s’accompagne d’une forte production d’acide lactique, ce qui signifie que le carburant mis en jeu est le glycogène musculaire.


Le gros inconvénient de cette filière énergétique est qu’elle épuise le glycogène beaucoup trop vite et qu’elle engorge les muscles d’acide lactique et d’hydrogène (H+)*. La présence d’acide dans les muscles à tendance à faire baisser le pH intra musculaire et sanguin ce qui perturbe fortement la capacité de travail de l’organisme et des muscles.


La filière Anaérobie Lactique permet de produire de l’énergie en absence d’oxygène en utilisant le glycogène comme carburant. Elle s’accompagne également d’une forte production d’acide lactique et d’ions hydrogène (H+).

3 : La filière aérobie

Le mot aérobie nous indique qu’il y à présence d’oxygène et que les réactions biochimiques qui permettent de délivrer l’énergie nécessite un apport d’oxygène et de substrats énergétiques. De plus la production d’acide lactique est très faible et sera facilement recyclée.


Les carburant mis en jeu sont le glucose et les lipides. En présence d’oxygène ces substrats permettent de délivrer une grande quantité d’énergie ce qui permet d’effectuer des efforts de très longue durée. En revanche la puissance de cette filière énergétique est relativement faible. Elle ne permet de subvenir seule aux besoins énergétiques d’un effort court et maximal de moins de 2 minutes.


La filière Aérobie permet l’oxydation des substrats énergétiques sans accumulation d’acide lactique. Ce qui permet de réaliser des efforts de longue durée, mais relativement moins intense que les deux autres filières énergétiques.
En résumer, on peut comparer nos filières énergétiques à une voiture qui disposerait de trois moteurs de puissance différente et dont les réservoirs sont plus ou moins grand. Plus le moteur est puissant et plus le réservoir sera petit. De plus les moteurs auront un fonctionnement plus ou moins propre.

mail Dire à un ami

Votre panier

Votre panier

0 produit

http://www.endurance-sport-performance.com/achat/cat-livre-et-magazine-10.html
http://www.endurance-sport-performance.com/