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PLANNIFICATION D'ENTRAINEMENT

 La planification de l’entraînement.

Le plan d’entraînement est une chose dont beaucoup de sportif éprouve le besoin d’en avoir un. Le simple mot « plan » évoque déjà le mystère d’un secret, d’une sorte de document secret. De nombreuses questions sont à éclaircir en ce qui concerne la construction d’un programme d’entraînement. Est ce pour se rassurer ? Est ce vraiment indispensable ? Existe il un plan de référence ou des lois incontournables ? Comment personnaliser un plan d’entraînement ?

 

Une des grosses difficultés dans ce domaine réside dans le manque d’études et de moyens de contrôles. C’est pour cette raison que beaucoup de discours relèvent surtout de l’intuition. Mais cette intuition repose souvent sur des connaissances scientifiques qui permettent de faire des hypothèses que l’expérience vérifie.

Finalement, planifier revient à tracer une ligne de conduite à l’aveugle en émettant des hypothèses sur les effets de l’entraînement. L’expérience devient alors un allier sérieux.

Les cycles d’entraînement : 

          L’organisation de la saison est faîtes à partir de période que l’on appelle couramment les microcycle, macrocycle et mésophyte.

 

  • Le micro cycle correspond souvent à une semaine d’entraînement.

  • Le macrocycle correspond plutôt à une période de quelques semaines 2 à 6 microcycles.

  • Le mésocycle nous renvois aux grandes périodes de l’année. Préparation Physique, Période des compétitions…

Organisation de macrocycles : 

Un macrocycle doit avoir une ligne de conduite qui fera en sorte de développer une ou plusieurs qualités. Par exemple, à la reprise de l’entraînement spécifique le macrocycle aura pour objectif de solliciter la capacité énergétique (lipolyse et glycolyse) et la coordination (vélocité). Le macrocycle suivant sera plus orienté vers le développement de l’endurance maximale aérobie (glycolyse et seuil anaérobie).

 

A l’intérieur d’un macrocycle il est conseiller de faire varier la charge d’entraînement de façon progressive en n’oubliant pas de prévoir un microcycle plus léger qui assurera la transition avec un autre macrocycle.

 

Quel est l'intérêt de réduire la charge d'entraînement à l'approche des grands objectifs ?

Si on  a pris soin au préalable de faire une grosse charge d'entraînement avec une préparation spécifique, la diminution de la charge d'entraînement est bien utile. En effet, il a été démontré que les effets de l'entraînement sur l'organisme avaient une "durée de vie" plus longues que la fatigue qu'ils engendrent. L'objectif est donc de diminuer l'entraînement pour que la fatigue laisse la place aux adaptations de l'organisme. La fatigue empêche l'émergence des effets de l'entraînement.

Par exemple, nous savons que les fibres rapides d'un cycliste sont moins endurantes et qu'elles permettent d'effectuer des efforts à des intensités élevées. Or ces fibres ont besoin d'une période de régénération plus longue que les fibres lentes. Ainsi, pour être en grande condition un coureur à besoin de disposer de toutes ces qualités musculaires.

Quand on réduit la charge d'entraînement, faut il réduire le volume, l'intensité ou les deux…?

Là je crois qu'il n'y a pas de vérité. Certains entraîneurs conseil de réduire le volume et de conserver l'intensité. Ce qui me semble défendable dans la mesure ou les courses ne nécessitent pas d'une capacité énergétique trop importante (CLM, et courses de 70 à 90 Km). En conservant l'intensité on entretient les adaptations du corps sans les épuiser, la fatigue centrale (psychisme) et des grandes fonctions de l'organisme sera moindre.

Pourtant, le cas inverse me semble tout aussi justifiable. En diminuant l'intensité, le coureur va retrouver une certaine fraîcheur, il aura plus de facilitées pour faire des efforts intenses. Ensuite, en conservant un volume assez important, il conservera les adaptations de sa capacité énergétique de la glycolyse aérobie, mais aussi de sa capacité à mobiliser et oxyder les acides gras.

En générale, on préconise plus souvent de réduire le volume pendant une dizaine de jours lorsqu'on prépare un CLM ou une poursuite voir un critérium… En revanche pour préparer une course longue, ou à étapes, on préconise de conserver un volume important et de réduire l'intensité.

Parfois, on peut faire un mixage lors de la dernière semaine de préparation. On propose par exemple en début de semaine ou au milieu une grosse sortie (4 à 6 h) en endurance aérobie sur un parcours vallonné, et en fin de semaine, durant les 3 ou 4 derniers jours qui précèdent un objectif, on réduit considérablement le volume en conservant quelques efforts intensifs peu épuisant. 

Dans un cycle de préparation de plusieurs semaines, comment faut il s'organiser dans la gestion des charges d'entraînement, la programmation de séances de PMA, de seuil… ? 

Mon point de vue sur la question consiste à développer les qualités physiques de la moins déterminante à la plus déterminante de la performance. Par exemple, pour préparer une cyclosportive, les 2 ou 3 dernières semaines seront l'occasion de travailler sur le temps limite au seuil, la capacité de la glycolyse et de la lipolyse aérobie. Ces qualités me semblent les plus déterminantes de la performance. On ne prépare pas une épreuve de 6 heures avec des séances de PMA qui durent une petite heure. Ce qui ne veut pas dire que la PMA ne sera pas développée, seulement le cycle de PMA et de temps limite à PMA sera placé beaucoup plus en amont de l'objectif, 7 à 3 semaines.

Pourtant, il m'arrive de proposer des séances de puissance et de capacité anaérobie les deux dernières semaines de préparation. Je pense que les qualités anaérobies n'étant pas négligeables il faut les solliciter régulièrement pour ne pas les perdre et savoir les mobiliser. Faire des sprints en fin  de préparation correspond plus à un objectif de conservation que de développement. Les qualités anaérobie et aérobie semblent évoluer en sens inverse. Le simple fait de les solliciter plus régulièrement aide l’athlète à conserver en mémoire les sensations de ce type d’effort, il sera plus en mesure de se mobiliser le moment venu.

Enfin, et c'est important, il ne faut pas considérer que les aptitudes développer il y a 2 mois vont durer dans le temps. Les qualités ne s'empile pour faire un pyramyde parfaite. On doit souvent retravailler certains type d'efforts pour s'assuruer qu'on conserve les qualités acquises au préalable.
 

En cyclisme beaucoup de coureurs utilisent des méthodes d'entraînement qui consistent à faire varier les fréquences de pédalages pour travailler en "force" en "vélocité", et indirectement agir sur la puissance. Quelle est la place de ces procédés dans la préparation ? 

D'abord je constate que la plupart des cyclistes font des confusions quand ils souhaitent développer leur puissance, qu'elle soit musculaire ou énergétique. Ensuite ces méthodes d'entraînement s'orientent vers l'entraînement de qualités musculaires (force, vitesse, coordination, endurance locale, activité enzymatique…). Donc pour reprendre ce que je disais à l'instant, ce mode de préparation n'est pas spécifique, il doit donc être placé plusieurs semaines avant l'objectif et se terminer au moins 3 ou 4 semaines avant.

Ces méthodes qui consistent à solliciter de façon accrue les qualités musculaires sont intéressantes, mais elles ne sont pas suffisantes. Vouloir préparer une course en faisant des intervalles de 20 minutes à 60 tours minutes, peut certes améliorer l'activité du système tampons, le niveau de saturation du muscle en glycogène, mais ce n'est pas suffisant. En course on se trouve rarement confronté à ce genre de situation. 

Dans cette interview quelques repères intéressants mérites d’êtres mis en avant :

 


Repère indispensable dans la planification : 

  1. Les effets de l’entraînement durent plus longtemps que ceux de la fatigue, d’où l’importance de réduire l’entraînement à l’approche de la compétition.

  2. Il est possible de réduire le volume d’entraînement ou l’intensité en phase finale de préparation, selon le type d’épreuve préparé.

  3. Plus on se rapproche de l’objectif plus l’entraînement doit être spécifique, et donc orienté vers les aspects les plus déterminants de la performance.

  4. Il semble y avoir une relation opposé entre l’aptitude aérobie et anaérobie, cette dernière diminuant au profit de la première. Faire en sorte de ne pas perdre son aptitude anaérobie serait importante en phase finale de préparation

  5. Enfin, et c'est important, il ne faut pas considérer que les aptitudes développer il y a 2 mois vont durer dans le temps. Les qualités ne s'empile pour faire un pyramyde parfaite. On doit souvent retravailler certains type d'efforts pour s'assuruer qu'on conserve les qualités acquises au préalable.

 

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